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Rév. Carla Toth Blakely Ontario / Indonésie 1985-1986 Pasteure
 Bien des choses m'ont touchée pendant le programme. L'expérience dans son ensemble m'a appris à voir le monde différemment. J'ai écrit dans mon journal que j'envisageais de faire carrière en décoration intérieure; mais, après avoir vécu dans des logements rudimentaires et dormi sur des carpettes, j'ai su que ce ne pourrait être le cas. J'ai également écrit combien il était ironique que, grandement préoccupée par des questions d'image corporelle, je me sois retrouvée dans un pays qui adorait la taille que j'ai. Cela m'a donné une nouvelle compréhension de moi-même… Nombreux sont les domaines où mon expérience Jeunesse Canada Monde s'est révélée déterminante pour ce qui a trait à la personne que je suis devenue. Mais ça ne s'arrête pas là. Dans bon nombre de mes sermons, je me sers de ce bagage pour inciter les gens à remettre en question le statu quo, à parler au nom d'autrui, à soutenir les initiatives de justice sociale, et, quand je vois cela se produire, je vous suis des plus reconnaissante pour l'expérience à laquelle vous m'avez permis de prendre part.
Ben Chapman Québec / Mali 1986-1987 Directeur des ressources humaines, Médecins Sans Frontières Canada
Rien ne peut se comparer au lien qu'on établit avec les gens de l'endroit quand on est participant d'un échange JCM. On en vient de quelque façon à se débarrasser de la plus grande part de son bagage interculturel pour vraiment communiquer avec les gens à un niveau personnel, en toute confiance. J'ai souvent cherché à éprouver cela de nouveau. Le Mali est un pays spécial à mes yeux. Peut-être un peu en raison de l'expérience que j'ai vécue dans ce pays, je n'ai pas encore trouvé endroit aussi fascinant et aussi merveilleux. À mon retour au Canada, j'ai appris que l'Université de Toronto offrait un programme d'études en développement international; à l'époque, c'était un véritable « nid » d'anciens jicémistes. Depuis, je fais carrière dans le domaine du développement international ou de l'aide humanitaire.
Martin Charron Ontario / Pérou Délégué commercial, Taipei
J’ai participé à Jeunesse Canada Monde alors que j’étais à mi-chemin de mes études universitaires en Sciences économiques. Ce fut un choc de passer de la théorie à la pratique. Passer de la lecture de livres et articles traitant de l’économie du développement et, un jour, se retrouver dans les bidonvilles de Lima. Discuter en théorie des mérites d’une réforme agraire et de voir le lot des travailleurs agricoles péruviens. Parler en termes abstraits des problèmes reliés à l’endettement du tiers-monde et voir le développement économique et social de tout un pays retardé par le poids de sa dette qu’il traîne comme un boulet. Une fois retourné sur les bancs d’école, je n’ai pas eu d’autre choix que de relier ma formation à ce que j’avais vu et vécu pendant mon expérience avec JCM.
Andrew Creeggan Québec / Rwanda / Uruguay 1990-1991 Musicien, membre des Brothers Creeggan et ancien membre des Barenaked Ladies
L'échange fut… disons… une expérience sans pareille. Des hauts et des bas, et apprentissage de mes limites sur une base continue. La rédaction d'un journal m'a permis de suivre l'évolution de mon point de vue, et encore aujourd'hui il m'arrive de relire le compte rendu de ces huit mois. De nombreuses fois suis-je retourné en Uruguay en pensée par ma production créative; j'ai écrit bon nombre de poèmes et j'ai beaucoup médité là-dessus, et cela transparaît à maintes reprises dans la musique que j'ai faite.
Les aptitudes que j'ai acquises dans le cadre du programme m'ont grandement servi. Ainsi, les situations de groupe me sont familières, et je suis beaucoup plus en contact avec mes points forts et mes faiblesses. En outre, j'ai appris le français et l'espagnol, et mon monde s'en trouve enrichi. Enfin, il y a ce vieux cliché – « pensée planétaire et action locale » – qui fait désormais partie de ma conscience. La communauté prend le visage qu'on lui donne; qu'elle soit grande ou petite, centrale ou éloignée, riche ou pauvre, il y a tout plein de façons d'y rendre l'existence bonne à vivre. C'est cela que Jeunesse Canada Monde m'a aidé à réaliser.
Pascale Fournier Nouveau-Brunswick / Égypte 1995-1996 Avocate
 Après avoir terminé mes études en droit à l’Université Laval et avoir été assermentée avocate en 1998, je suis retournée en Égypte pour y vivre une forme de droit dont on a peine à définir la portée, celle du droit à l’égalité des femmes musulmanes. Rania Gomaa, mon homologue, m’y attendait. Avec sa lutte, que rien ne peut freiner, et son espoir infatigable qui donne l’envie de prendre, dans les moments où nous sommes beaux et courageux, les rênes du pouvoir, pour mieux les secouer et modifier le cours des événements. Au terme de mon séjour, nous avons réalisé et animé un débat télévisé sur la place réservée aux femmes dans la société égyptienne, ce qui constituait pour nous la suite du film que nous avions réalisé à Moncton pendant le programme intitulé « Le féminisme, est-il encore nécessaire à la société canadienne de 1995? ». Par cette expérience outre-mer, j’ai goûté à la dimension évolutive du monde et me suis heurtée à la résistance politique et sociale exercée par ceux au pouvoir pour empêcher que naissent et se développent des idées et valeurs ébranlant l’ordre établi. Grâce à ces femmes, j’ai appris que toute idéologie discriminatoire, même tenue pour vraie et sacrée, même taxée de religieuse, peut et doit être critiquée et détruite et que le droit, en définitive, agit à la remorque du changement social.
Brian Gorlick Québec / Bolivie 1980-1981 Commission des Nations Unies pour les réfugiés, Suède
 Travailler à l'échelle internationale dans un domaine où l'on peut aider autrui constitue un privilège; de la même façon, Jeunesse Canada Monde était un privilège pour celles et ceux d'entre nous qui ont eu la chance de vivre une expérience qui a aidé à façonner leur créativité, leur empathie et leur sens du possible. J'ai bon nombre de proches amis de l'époque JCM qui s'activent quelque part de quelque façon. Nous avons changé, nous avons grandi, non seulement en nous-mêmes, mais encore dans notre perception du bien et du mal, de ce qui est injuste et à corriger. Je suis heureux d'avoir vécu l'expérience Jeunesse Canada Monde, et, bien qu'il serait peut-être un peu fort d'affirmer que celle-ci a changé ma vie, on peut certes dire qu'elle a modifié ma façon de voir les choses, pour le mieux et pour toujours.
Iqbal Hamza Prairies / Inde 1987-1988 Médecin, Washington University School of Medicine, St. Louis
 Ces six mois furent une période essentielle de ma vie, car j'ai appris à faire preuve d'indépendance, de compassion et de confiance, tout en améliorant mes aptitudes en matière de leadership et d'organisation. Toutefois, le programme m'a également inculqué un sentiment de conscience sociale grâce à des actions de groupe bien ciblées, et il a fait de moi quelqu'un capable de s'adapter à une dynamique et à un environnement changeant. Le bagage de connaissances et les qualités dont je me suis enrichi pendant et après le programme Jeunesse Canada Monde ont grandement influé sur mon choix de carrière. Je suis présentement chargé de recherche universitaire à la Washington University School of Medecine de Saint Louis, où je me penche sur de vraies questions d'ordre planétaire : malnutrition et maladies chez l'homme. En même temps, j'ai l'occasion d'enseigner à des étudiants de premier cycle et à des étudiants diplômés, m'attachant à leur faire acquérir les mêmes qualités qui me guident depuis mon époque JCM. Je sens que je peux maintenant avoir une influence positive sur les « jeunes cerveaux » et contribuer à modeler certains aspects de la politique internationale qui auront un impact colossal dans notre vie de tous les jours.
Jocelyn Knoester Ontario / Indonésie 1996-1997 Agente de programme, JCM
 Je pourrais vous servir le discours habituel sur Jeunesse Canada Monde, vous dire qu'il a élargi ma vision du monde, m'a fait mieux saisir les enjeux planétaires ainsi que le rôle que nous jouons tous à titre de citoyens du globe. Ce serait la stricte vérité. Signe de mon intérêt à cet égard, je poursuis des études en développement international à l'Université Saint Mary's, à Halifax, et je suis pas mal impliquée dans diverses ONG s'intéressant activement aux questions de justice sociale, d'environnement, et aux enjeux planétaires.
Je pourrais dire que Jeunesse Canada Monde m'a donné la confiance nécessaire pour croire qu'une jeune femme de la campagne ontarienne comme moi non seulement pouvait, mais encore devait agir ou travailler dans le sens d'un changement positif au sein de sa communauté. Cela aussi, ce serait très vrai. Surtout, Jeunesse Canada Monde a changé ma façon de voir l'existence. Outre que, désormais, j'ai l'esprit beaucoup plus ouvert et sais faire preuve de beaucoup plus de compassion, je trouve que tous les petits détails qui font la vie constituent une immense source de joie. J'adore faire partie d'une communauté, et plus encore en être un membre actif. J'adore également la diversité qu'on trouve dans les communautés : diversité des opinions, diversité des cultures et diversité des idéaux.
Rosario Adapon Turvey Canada / Philippines 1974-1975 Professeure adjointe Études internationales, Université du Nouveau-Brunswick (Saint John)
 Depuis bientôt trois décennies, ma participation à Jeunesse Canada Monde a une influence déterminante dans ma vie : orientation de mes études supérieures, mon cheminement de carrière et mon travail sur le plan international. Je faisais partie du groupe de participants du tout premier programme d'échange Philippines – Jeunesse Canada Monde en 1974-1975. En réfléchissant sur mon expérience JCM, je réalise que ce fut non seulement une véritable immersion socioculturelle, mais aussi une expérience éducative très importante permettant aux jeunes de s'épanouir. Mon intérêt à l'égard des questions internationales ne s'est pas éteint à la fin de mon programme en 1975. En effet, celui-ci m'a aidée à déterminer la voie à suivre pour embrasser une carrière dans le domaine du développement. Grâce à JCM, j'ai découvert que les gens, d'est en ouest et du nord au sud, sont capables de travailler ensemble – sur le mode coopératif – pour s'attaquer aux problèmes complexes dont est assailli le monde en développement. Il n'y a pas de doute que JCM place le Canada au premier plan pour ce qui a trait au développement des jeunes du monde.
Lana Eka Yani Canada / Indonésie 1988-1989 Secrétaire, Indonesian Women's Congress, Indonésie
 Jeunesse Canada Monde m'a donné une homologue qui m'est devenue chère, ainsi que des amis Canadiens. En leur présence, j'ai pu réaliser que je ne suis pas seule, ue les gens de mon peuple ne sont pas seuls non plus – nous partageons le monde avec d'autres personnes. Au cours du programme, nous avons appris à vivre dans la paix, l'unité et l'harmonie. Je crois que, à titre d'anciens de JCM, nous devrions tous entretenir ces sentiments. Il convient de toujours nous attacher à être des citoyens du monde, titre que m'attribuent d'ailleurs souvent mes amis Canadiens. Voilà pourquoi je consacre beaucoup de temps à mon rôle secrétaire du International Affairs for the Indonesian Women's Congress. Je progresse un pas à la fois seulement, mais dans le souci de parvenir à la paix et à l'harmonie dans mon pays et dans le monde.
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