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Dans
combien de communautés du Canada n'avons-nous pas
entendu ce cri du cœur :
« Avant l'arrivée de Jeunesse Canada Monde dans
notre petite ville, je n'avais jamais rencontré un
Noir, ou un Thaïlandais, ou développé
une amitié avec une jeune musulmane d'Égypte
ou d'Indonésie. Quelle richesse vous nous avez apportée!»
Depuis les événements du
11 septembre, les médias des pays occidentaux s'évertuent
à nous expliquer le monde arabe, à faire témoigner
de prétendus experts de l'Islam; les hommes politiques
ne prononcent jamais un discours sans rappeler, plus ou
moins discrètement, leur immense sympathie pour les
musulmans, ce qui est fort louable même si cela arrive
un peu tard…
Depuis 30 ans, Jeunesse Canada Monde a
clairement démontré que des gens de cultures,
de langues, de religions et de milieux différents
peuvent vivre et travailler ensemble, apprendre à
se comprendre, à se respecter et à s'aimer.
Et la preuve en a été faite
de façon éclatante par les 20 000 jeunes qui
ont vécu l'expérience de Jeunesse Canada Monde
dans quelque 60 pays de la planète depuis 1971. Pays
distribués dans les cinq continents, pays aussi différents
que le Maroc, le Congo, la Somalie, le Yémen, les
Iles Fidji, le Bangladesh, le Pakistan, l'Inde ou le Pérou.
Cette année encore, nos participants
se familiariseront, entre autre, avec les valeurs de l'Islam
en Tunisie et en Égypte et dans d'autres pays africains
partiellement musulmans comme le Mali, le Bénin et
le Bourkina-Faso.
Il y a quelques jours, je recevais une
lettre d'une ancienne participante ontarienne, Nicolle Melanson-Powell
: elle me racontait l'extraordinaire réunion tenue
à Peterborough, l'été dernier, où
se retrouvèrent, après 25 ans, les anciens
participants de son groupe, dont le pays d'échange
était la Malaysia musulmane.
«Depuis cette réunion, m’écrit
Nicolle, plusieurs d’entre nous sont restés
en contact étroit grâce à l’Internet.
Quand les événements du 11 septembre nous
ont plongés dans la terreur et la tragédie,
plusieurs d’entre nous ont cherché un réconfort
auprès du groupe, récemment réuni mais
aux racines profondes. Nous avons partagé notre peine,
nous nous sommes réconfortés les uns les autres,
à la recherche d’un appui dans la prière
et l’action, en nous rappelant jusqu’à
quel point le monde est petit et interconnecté. Voilà
ce que Jeunesse Canada Monde nous a appris. Le monde est
petit. Nous sommes tous des voisins. Le mot «étranger»
est devenu un mot étranger …»
Au cours des années, nous
avons reçu des milliers de lettres d'anciens participants.
Mais une seule lettre comme celle de Nicolle constitue une
belle récompense pour tous ceux qui, depuis 30 ans,
ont consacré leur temps et leur énergie à
Jeunesse Canada Monde… pour donner la preuve que la
paix est possible.